Aquaculture-FR

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Aquaculture (English)
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Introduction

Le terme général« aquaculture » se définit par l’élevage d’animaux et la culture de plantes dans tous types d’environnements aquatiques, tels que les étangs, les rivières, les lacs et les océans. Comparable à l’agriculture, l’aquaculture peut être développée dans un environnement naturel ou bâti par l’homme. Grâce aux diverses techniques et technologies de l’aquaculture, les chercheurs et l’industrie de l’aquaculture élèvent, font grandir, produisent et cultivent tous types d’espèces marines dans tous types d’eau. Plus précisément, l’aquaculturemarine ou “Mariculture” réfèrent à la culture d’espèces marines alors que l’aquaculture en eau douce concerne l’élevage d’espèces aquatiques d’eau douce. Par exemple les huitres, les palourdes, les moules, les crevettes et les saumons sont des espèces élevées en mariculture. L’aquaculture d’eau douce concerne l’élevages de truites,de poisson-chat, etc…


La Mariculture est une branche spécialisée de l’aquaculture, impliquant la culture d’organismes marins à des fins alimentaires et autres, directement dans l’océan, ou dans une zone délimitée ou encore dans des réservoirs, étangs ou portions de rivière qui sont alimentés en eau de mer. L’un des derniers exemples en date est l’élevage de poissons et crustacés marins tels que des crevettes et des huitres, ainsi que des algues dans des étangs d’eau salée. De nouvelles techniques d’élevage,situées au large des côtes, dans des environnements marins exposés et parfois hostiles, tendent à se développer. L’aquaculture en pleine mer utilise des cages ou des filets qui sont amarrés, tractés ou flottent librement. Des fermes-tests à des fins de recherche et des fermes commerciales existent d’ores et déjà ou sont en développement en Australie, en Chine, au Chili, en France, en Irlande, en Italie, au Japon, au Mexique et en Norvège.


Catfish Farm Harvest. Source:NOAA

L’aquaculture existe depuis des centaines d’années dans divers endroits tels que l’Australie, le Japon, l’Italie ou Hawaii. Aux Etats-Unis, l’aquaculture en eau douce a débuté à New York et dans le Massachusetts dès les années 1860.


D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (le FAO), plus de 110 millions de tonnes de poisson on été consommé sur la planète en 2006, dont plus de 50 millions de tonnes (environ 40%) provenaient de fermes (qu’elles soient d’eau douce ou situées dans l’océan). Le FAO a estimé qu’en 2010, pour la première fois dans l’Histoire, la consommation de poisson provenant de l’aquaculture était plus élevée que celle provenant du milieu sauvage (toutes espèces confondues). Malgré cette augmentation, le secteur connaît un ralentissement, passant de 12% à 7%. Cette baisse peut s’expliquer par un manque de sites d’élevage durables et adaptés à proximité des côtes – où sont actuellement basées la majorité des fermes océaniques.

En conséquence, le secteur se tourne vers des fermes au large des côtes. L’évolution de la technologie et les progrès des techniques d’élevage ouvrent la perspective d’élever des poissons et autres fruits de mer dans des endroits jusqu’alors inaccessibles. Ces fermes, situées au large, à des kilomètres des côtes,repoussent davantage les frontières.

Et pourtant le parcours de ces fermes au large des côtes n’a pas été simple. Plusieurs désastres largement médiatisés ont été associés au développement de l ‘aquaculture marine à travers le monde. Le Chili était, jusqu’à présent, l’un des plus grands producteurs de saumon d’élevage. Durant les deux dernières décennies, en l’absence de normes environnementales rigoureuses et de planification nationale précise, le Chili a surdéveloppé la production de saumon Atlantique. Le secteura été ravagé par une épidémie qui s’est rapidement propagée dans les bassins bondés.En moins de douze heures, plus de la moitié de la production fût perdue, et des milliers d’emplois supprimés. L’impact de ce désastre sur l’environnement marin est encore inconnu.


Les limites techniques, scientifiques et environnementales à l’expansion

Les barrières majeures à un développement de l‘aquaculture sont :

  • Le besoin de clarifier les réglementations etles exigences environnementales concernant les installations actuelles ainsique celles en développement, notamment concernant l’usage des eaux fédérales.
  • Le besoin de mettre en place des technologies innovatrices et techniques de management pour sécuriser la protection des écosystèmes marins (voir ci-dessous)
  • La nécessité de réduire les coûts et améliorer l’efficacité et la durabilité des différents systèmes, qu’ils soient basés sur terre ou situés en mer.


Les risques environnementaux liés à l'aquaculture

Tout comme l’agriculture classique,le fort développement de l’aquaculture va certainement avoir un impact environnemental. Jusqu’alors, la majorité des élevages concernaient des poissons carnivores et omnivores ( ex : saumon). Le mode d’élevage de ces poissons se calque sur les parcs d’engraissement de bétail, une pratique qui a été largement critiquéepour sa forte empreinte environnementale : dommages touchant le milieunaturel, impact sur la vie sauvage et pollution des sources d’eau.

Dans les océans, les fermes de poissons sont en contact direct avec les écosystèmes environnants. Cette interaction est plus forte comparativement à l’agriculture et l’élevage terrestre. En effet, l’eau circule librement au travers les filets qui retiennent les poissons.


En étudiant le fonctionnement des différentes fermes de poissons à travers le monde, nous pouvons définir cinq types de risques environnementaux.

Les risques environnmentaux liés à la Mariculture


1. Pollution : Les rejets des poissons, les restes de nourriture et les produits chimiques sont directement versés dans l’océan, avec des conséquences directes sur l’environnement.

Cet enrichissement excessif des écosystèmes côtiers est une problématique environnementale majeure, provoquant une prolifération des algues, une détérioration de l’habitat naturel et un sérieux appauvrissement en oxygène dissous. Les industries de l’aquaculture doivent trouver un moyen de se développer en limitant leur impact sur le problème d’eutrophisation des eaux côtières. (Sur-enrichissement)


2. Les poissons qui s’échappent: Parfois, les poissons élevés dans les piscicultures s’échappent. En Octobre 2009, 40 000 saumons adultes se sont échappés de l’une des plus grandes exploitations Canadienne. De 2004 à 2008, les autorités Norvégiennes ont comptabilisé plus de 800 000 morues échappées des fermes Norvégiennes. Toujours en Norvège, entre 2 million et 10 millions de saumons échappés ont été comptabilisés entre 1995 et 2005.

Sans une gestion minutieuse, le relâchement involontaire de poissons, même si ce sont des espèces locales, peutperturber le patrimoine génétique des espèces sauvages, par métissage. EnEurope et aux Etats-Unis, les préoccupations concernant l’impact de l’évasion de saumons d’atlantique sur la disparition de populations de saumons sauvagessont légitimes. Si les espèces qui s’échappent ne sont pas endémiques ou génétiquement modifiées, le risque augmente dangereusement,bouleversant considérablement l’équilibre des écosystèmes, les espèces invasives concurrençant, chassant ou remplaçant les espèces locales. Les espèces invasive sont la seconde cause de destruction d’habitats naturels, entrainant également l’extinction d’espèces. L’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature a listé l’impact des espèces invasives comme l’une des quatre majeures menaces pour nos océans. Le type de poissons élevés et les techniques d’élevage doivent être sérieusement contrôlées de manière à protéger les écosystèmes marins des désordres causés par les « évasions ».


3. Maladies, Parasites et produits chimiques: Les piscicultures en milieu marin peuvent diffuser et amplifier des maladies et des parasites dans l’environnement naturel. Pour enrayer ces maladies, les industries utilisent parfois des médicaments et produits chimiques, qui peuvent aussi avoir des conséquences sur la vie marine sauvage. Ainsi, la maladie virale des points blancs a éradiqué l’ensemble de la production de crevettes aux Etats-Unis dans les années 1990.


4. Les farines et huiles de poisson.De nos jours, la quantité totale de protéines utilisées pour nourrir les poissons élevés est supérieure à la quantité de poissons destinée à notre consommation. Chaque année, environ 25 millions de tonnes de poissons sont réduits en huile etfarine destinés à nourrir les poissons d’élevage. (soit 30% du produit total dela pêche en milieux sauvages). 68% des farines de poisson et 88% des huiles de poisson sont destinés à l’aquaculture, et ces pourcentages sont en augmentation. Selon certaines sources, il faudrait 4 à 5 kilos de poissons sauvages pour produire un kilo de saumons d’élevage. Des efforts sont faits pour réduire ce ratio, mais l’expansion du secteur est supérieure à ces efforts.

Ces besoins en nourriture provenant de la pêche sont une problématique importante qui a pour conséquence directe une diminution de la nourriture des baleines,dauphins, requins, oiseaux marins et autres animaux marins. Pour se développer d’une manière plus durable, l’aquaculture doit réduire durablement ses besoins en nourriture provenant de la pêche et s’assurer que la nourriture provient depêches raisonnées et respectueuses des écosystèmes marins.


5. L’attraction de prédateurs:Des cages remplies de poissons en captivité vont naturellement attirer des prédateurs –poissons, mammifères marins, oiseaux... Avec des conséquences néfastes. En 2007, le gouvernement Canadien a reporté 110 noyades de phoques (dont 50 d’un coup)dans des cages destinées à l’élevage de saumons. D’autres part,les éleveurs vont parfois blesser ou tuer ces prédateurs dans le but de protéger leur production. Une aquaculture raisonnée se doit d’employer des moyens non meurtriers pour éloigner les prédateurs et se doit également de perturber le moins possible la vie marine.